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jeudi 17 avril 2014

A notre vérité soumise


J’ai mis le cap sur d’autres lieux, d’autres rivages où tu m’attends, depuis longtemps déjà pendant que je divague, sans étoile dans mes cieux

Je garde à l’esprit comme vissée à l’âme, au milieu de la nuit où je chemine sans bruit, le souffle de ta voix qui guide la profane

Faire demi-tour je n’en ai plus envie, car que n’ai-je vécu si je n’ai rien risqué, le semblant d’un frisson l’amorce  d’un baiser, quand tu m’offres ma vie

Au bout de ce fleuve qui parfois se déchaîne, comme l’ultime épreuve le miroir que tu tends, celle que je devine à peine, qui elle aussi m’attend

Quelle étrange pensée que tu n’aies jamais vu, par delà mes abysses que son parfait reflet, par delà mes brouillards que ses traits attendus, où je ne vois qu’esquisse

S’il n’est qu’un voyage que je dois entreprendre, le plus périlleux sans aucune méprise,  qu’il soit au creux de mes méandres, à notre vérité soumise.

dimanche 23 juin 2013

Le voile des illusions


Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut voir.
Tout comme celui/celle qui veut voir ce qui n’existe pas, vous soutiendra mordicus que cela existe et est bel et bien réel.
On se crée la réalité qui nous arrange, celle qui nous permettra de supporter un peu mieux un quotidien dépourvu de l’étincelle qui nous manque. On la voit où elle n’est pas, on ne veut pas faire le constat de son absence.
On se ment à soi-même, comme si l’on pouvait se duper, tout en sachant au fond de soi ce qu’il en est réellement.
Que  de mouchoirs serait-on capables de poser sur une vérité qui ne nous plaît pas, combien d’œillères porterait-on pour que notre cœur batte encore un peu plus fort, quelques instants de plus.
Peu importent les paroles des « autres », qui nous jettent au visage la vérité. Leurs mots sortent de leur bouche pour mourir aussitôt dans un murmure qui n’atteindra jamais nos oreilles. Les pauvres, ils ne savent pas que ces mêmes mots sont déjà emprisonnés au fond de nous, bâillonnés.
Car si  dans la vie être le dupe d’un autre n’a rien d’agréable, qu’il est doux, l’espace d’un instant, d’être son propre illusionniste  et de croire à cette mascarade, sans penser que tôt ou tard, se lèvera le voile des illusions.