Affichage des articles dont le libellé est guide. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est guide. Afficher tous les articles

jeudi 17 avril 2014

A notre vérité soumise


J’ai mis le cap sur d’autres lieux, d’autres rivages où tu m’attends, depuis longtemps déjà pendant que je divague, sans étoile dans mes cieux

Je garde à l’esprit comme vissée à l’âme, au milieu de la nuit où je chemine sans bruit, le souffle de ta voix qui guide la profane

Faire demi-tour je n’en ai plus envie, car que n’ai-je vécu si je n’ai rien risqué, le semblant d’un frisson l’amorce  d’un baiser, quand tu m’offres ma vie

Au bout de ce fleuve qui parfois se déchaîne, comme l’ultime épreuve le miroir que tu tends, celle que je devine à peine, qui elle aussi m’attend

Quelle étrange pensée que tu n’aies jamais vu, par delà mes abysses que son parfait reflet, par delà mes brouillards que ses traits attendus, où je ne vois qu’esquisse

S’il n’est qu’un voyage que je dois entreprendre, le plus périlleux sans aucune méprise,  qu’il soit au creux de mes méandres, à notre vérité soumise.

dimanche 4 août 2013

Reddition consentie


Au creux de ses mains, je veux me reposer et lui confier, comme après un sommeil sans fin, le premier de mes matins.

J’offre mes jours et j’offre mes nuits, ma première et ma dernière pensée, du fond de mon cocon tissé j’offre celle que je suis comme celle que je serai.

A ses genoux ne vous y trompez pas, je m’élève et grandis, il me voit comprenez-vous, d’une mesure que vous ne connaissez pas.

Ses mots d'homme ont l'inflexion d'une voix étrangère aux paroles familières, et doucement  mon cœur s'abandonne.

Sur le chemin où il me précède, dans ses pas je veux poser les miens, à l’abri dans la sienne, ma main, heureuse qu’il me possède, conscient de son bien.

Je me moque des feux de paille, des fausses lumières et des mauvaises étoiles, je veux le perpétuel commencement, la confiance sans faille.

Je veux, à genoux sous le ciel, admirer mon étoile du Nord, et dans ses yeux voir que je m’y reflète, plus que tout le reste, volontaire prosternée à sa voûte céleste.

Je veux un phare dans mes tempêtes, la lumière dans mes nuits, être l’accalmie de ses tourments, son repos après la quête.

Etre son refuge et sa source, sa force et sa faiblesse, qu’il soit mon tout, mon absolu, le chant de toutes mes messes.

Aliénée de nos liens, prisonnière en toute liberté, à d’autres chemins offerts je veux préférer la cage ouverte de ses mains.

Et quand nourri de ses espoirs et caressé de ses envies, le cocon aura œuvré, de mes ailes déployées je veux à ses pieds me poser, pour que commence notre histoire, reddition consentie.