Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut voir.
Tout comme celui/celle qui veut voir ce qui n’existe pas, vous
soutiendra mordicus que cela existe et est bel et bien réel.
On se crée la réalité qui nous arrange, celle qui nous
permettra de supporter un peu mieux un quotidien dépourvu de l’étincelle qui
nous manque. On la voit où elle n’est pas, on ne veut pas faire le constat de
son absence.
On se ment à soi-même, comme si l’on pouvait se duper, tout
en sachant au fond de soi ce qu’il en est réellement.
Que de mouchoirs serait-on
capables de poser sur une vérité qui ne nous plaît pas, combien d’œillères porterait-on
pour que notre cœur batte encore un peu plus fort, quelques instants de plus.
Peu importent les paroles des « autres », qui nous
jettent au visage la vérité. Leurs mots sortent de leur bouche pour mourir
aussitôt dans un murmure qui n’atteindra jamais nos oreilles. Les pauvres, ils
ne savent pas que ces mêmes mots sont déjà emprisonnés au fond de nous, bâillonnés.
Car si dans la vie
être le dupe d’un autre n’a rien d’agréable, qu’il est doux, l’espace d’un
instant, d’être son propre illusionniste et de croire à cette mascarade, sans penser
que tôt ou tard, se lèvera le voile des illusions.